20. octobre 2021

Tourisme au Burkina Faso - L'Œil des jeunes

Le rêve Ouagalais

Les premiers lumineux de l’été s’observent déjà. Bientôt nos pays seront desservis par de nombreux vols charters avec à leur bord des hommes friands de découvertes et de rêves africains. Dans des pays comme les nôtres, l’heure est aux préparatifs pour accueillir ces visiteurs de circonstance : aménagement des sites d’accueil, peaufinement de circuits touristiques,…
Pour la plupart de ces touristes qui atterriront au Burkina, Ouagadougou reste la première destination non seulement de par son statut de capitale mais aussi de par les opportunités touristiques qu’elle offre. Savez-vous ce qui attire tant de monde vers Ouagadougou et connaissez-vous les opportunités d’affaires qui s’offrent à vous ?
Ouagadougou, un site Ouaga, comme l’appellent affectueusement les burkinabé est la capitale du cinéma africain. Tous les deux ans, elle draine du monde à cette biennale du cinéma africain. Ce beau monde qui se déplace n’est pas seulement captivé par les images mais aussi par les opportunités d’affaires du cinéma africain. Ainsi, le marché international du cinéma africain (MICA) a été créé en réponse à ce besoin.
D’autres manifestations culturelles sont aussi des occasions de rencontres et d’échanges entre professionnels de l’art ou de technologies. Ce sont entre autres le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), le Salon International de l’Informatique et de la Bureautique (SIBO) ou le Salon International des Remèdes Naturels (SIREMA).
Il n’y a pas que les affaires qui font la richesse du tourisme dans cette cité.
La sortie du Mogho Naba tous les vendredis est un évènement dont la réputation a traversé les frontières du pays. Partout où s’est retrouvé une communauté mossi, importante, l’organisation politique traditionnelle s’y est déportée.
Ainsi, cette coutume du Mogho Naba à vouloir se déplacer pour Ouahigouya le vendredi attire la curiosité de nombreux expatriés et visiteurs encore frappée par une pratique vieille d’il ya des siècles. Le quartiers de bronze et de chevaux de Niemnin, le quartier Bilbalgho sont autant de sites qui s’offrent à loisir à ces nombreux touristes qui parcourent le centre de la ville.
Pour les zones périphériques et villages environnants, les touristes ne trouveront pas meilleurs cadres de satisfaction de leur curiosité que les merveilles de la nature. Ainsi, à Bazoulé (environ une trentaine de km de la ville sur l’axe Ouaga-Bobo) comme à Sabou (vers Koudougou), des crocodiles se font remarquer par leur “gentillesse” que les autres de la même espèce ne manifestent pas : un sacrifice de poulet et ils vous font surfer dans leur marre.
A Laongo, c’est le site de granit sculpté qui vous accueil et à Manéga, le musée vous rappelle que de vaillants peuples ont habité nos terres.
Ouagadougou, en ces étés, c’est aussi le soleil allant parfois jusqu’à 45°. Se loger et se déplacer rationnellement sont donc des données capitales pour rendre agréable son séjour.
Ouagadougou, une ville Selon l’organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme est l’ensemble des activités des personnes voyageant et séjournant dans les lieux en dehors de leur environnement habituel pendant une période ininterrompue ne dépassant pas une année pour des motifs de loisir, pour tout autre motif que celui d’exercer une activité économique.
Selon la même organisation, un séjour de moins de vingt quatre heure est considéré comme une excursion. Néanmoins, la durée d’un voyage touristique est fonction des conditions dans lesquelles sont accueillis les touristes.
A Ouagadougou, les structures d’accueil sont les hôtels, les auberges et parfois des familles amies. Les hôtels, classés de quatre à une étoile se trouvent pour l’essentiel en centre ville. Les auberges, par contre, sont disséminés à l’intérieur comme à la périphérie et même contiguës aux sites. Au plus fort saison, ces lieux ne désemplissent pas, les affaires non plus ne manquent. S’il est avéré que de plus en plus l’on a recours à des “guides professionnels” ou à des “attachés culturels” sur les sites, le secteur reste encore ouvert et peut être pour longtemps aux amateurs. D’ailleurs, ces derniers qui restent toujours les plus nombreux ont besoin de formation et de suivi pédagogique. Il n’est pas rare d’entendre des assertions de ce genre de la part de touristes : “ce sont des escrocs” ; et de la part des guides : “il faut les taper (allusion faite à l’escroquerie)”. Ces propos sont du genre à rompre la confiance entre ces hommes qui débarquent régulièrement au pays et les partenaires de ce secteur.
Le Burkina, en général et Ouagadougou en particulier gagnerait mieux si…

Par Sénimi Clément

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