AGRICULTURE ET INSECURITÉ ALIMENTAIRE

AGRICULTURE ET INSECURITÉ ALIMENTAIRE

Un tweet pour sauver l’Afrique

A la veille du sommet des chefs d’Etats à Malabo (Guinée Equatoriale) sur l’Agriculture prévu du 26 au 27 Juin 2014 sous le thème : «Agriculture et sécurité alimentaire en Afrique », l’ONG Oxfam ‘’Culivôns’’ outille les étudiants sur les moyens d’inciter au développement du secteur agricole dans leur pays. Environ une centaine d’étudiants ont suivi la formation de ce lundi 23 juin 2014 au centre de Ressources informatiques de l’Université de Ouagadougou.
Dans un pays où le chômage a un fort taux, l’agriculture s’avère être une alternative salvatrice pour la frange jeune de la population. Les jeunes sont de plus en plus diplômés mais font l’amère expérience du manque d’emploi après leurs études. Partenaire de l’Etat burkinabè en matière de promotion de l’agriculture et de l’élevage, ‘’Oxfam Cultivôns’’, en prélude au sommet de chef d’Etats à Malabo, a sensibilisé les étudiants de l’université de Ouagadougou sur leur contribution à la prise de conscience des décideurs et leur possibilité d’influer sur les décisions qui y seront prises. C’est l’objectif premier de la formation qu’ils ont eu ce jour ci, formation sur la création et l’animation d’un compte twitter au profit de la citoyenneté et de l’engagement pour des causes nobles de la société contemporaine. Après avoir fait un rappel sur les conclusions du précédent sommet de Maputo (Mozambique) en 2003 où d’ailleurs l’ordre avait été intimé à toutes les nations africaines d’investir un minimum de 10% de leur budget annuel dans l’agriculture, M. Issaka OUANDAOGO, responsable de la Campagne ‘’Culivôns’’ à Oxfam au Burkina Faso, est revenu sur les recommandations sous forme de pétition de l’ONG Oxfam parmi lesquelles les jeunes constituent une préoccupation majeure. Selon lui, le secteur agricole peut être un pourvoyeur d’emplois pour jeunes. Déclarée année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle par l’Union Africaine, l’année 2014 devrait voir une intensification des investissements pour le secteur agricole sur tout le continent africain afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Mais pour atteindre ce but, il faut « action concrète de financement et une politique nationale qui s’y prête». Le choix de la cible n’est pas fortuit car pour lui, la jeunesse constitue le fer de lance pour tout pays qui vise loin pour son
développement. Les étudiants qui on bénéficié de cette formation sont unanimes sur le bien fondé. Pour BONI Seydou, étudiant en fin de cycle des Lettres Modernes, « nous sommes tous fils de paysans et combien d’étudiants ont vu leur études financées par l’agriculture. Investir 10 % du budget national pour l’agriculture pour le Burkina, c’est insuffisant, il va falloir le revoir à la hausse à 30% voire 40% ». On parle actuellement des OMD, objectifs du millénaire pour le développement, on ne peut parvenir à ces objectifs si on n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire. C’est donc une initiative opportune qui nous permettra d’exiger de nos dirigeants plus d’égards sur nos conditions de vie ». C’est le même avis que partage Fatou SOURATIE qui souhaite que l’agriculture soit réformée de sorte à permettre aux jeunes diplômés qui n’ont pas pu avoir un emploi dans le domaine de leurs études d’y trouver refuge. Elle souhaite également qu’au delà des jeunes, une pensée naisse pour les femmes qui ont difficilement droit à la terre sous nos cieux. Au Burkina le fonds alloué à l’agriculture est passé de 30% du budget national en 1996 à 14% de nos jours. Les financements qui lui sont alloués a donc été réduit de moitié. A quoi rime ce relâchement ? Pour un pays à majorité agricole soit 80% de la population burkinabè, serait-on en train de sacrifier l’autosuffisance alimentaire, et ce pour quelle fin Chefs d’Etats africains au Sommet de Malabo, attaquez-vous aux vrais
problèmes de l’Afrique car « Ventre affamé n’a point d’oreilles. »

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